François : l’Église doit « élever la voix pour les migrants »

EPA1469869_LancioGrandeLe Pape François a reçu ce vendredi midi les participants au VIIe Congrès mondial de la Pastorale des Migrants, qui s’est tenu cette semaine à l’université urbanienne de Rome. Il les a remercié pour leur engagement au service des hommes et des femmes qui entreprennent le « voyage de l’espérance » sur les routes de l’émigration. Rappelant que la crise économique touche, à des degrés divers, tous les pays du monde, François a tenu à rappeler que l’émigration reste encore une aspiration à l’espérance, malgré les situations souvent dramatiques.

Le compte-rendu de Cyprien Viet.

« Les inégalités, la pauvreté, la croissance démographique, le besoin de main d’œuvre dans certains secteurs du marché du travail, les catastrophes provoquées par le changement climatique, les guerres et les persécutions, le désir des nouvelles générations de se déplacer pour chercher de nouvelles opportunités » : voilà quelques phénomènes listés par le Pape François comme les principaux facteurs des mouvements migratoires.

En évoquant « les difficultés d’insertion des immigrés face aux conventions sociales et culturelles », le Saint-Père a appelé à ce que des programmes de sensibilisation soient élaborés pour que les chrétiens puissent « élever la voix en défense des droits des migrants » et « offrir une assistance à tous sans exclusion ». « Dans une communauté chrétienne, a insisté François, personne n’est étranger et tout le monde mérite accueil et soutien. »

Dans ce contexte, dans les pays d’accueil « les opérateurs pastoraux jouent un rôle précieux de médiation, d’invitation au dialogue, à l’accueil et à la légalité », mais aussi ils sont importants aussi dans les pays de départ pour « atténuer les aspects négatifs de l’absence de parents émigrés ». Le rôle de l’Église est aussi naturellement de répondre aux besoins spirituels des migrants qui le souhaitent à travers « la catéchèse, la liturgie et la célébration des sacrements ».

Rappelant l’expérience de la Sainte-Famille elle-même, qui a « connu la dureté de l’exil en Egypte », le Pape a rappelé que « ce ne sont pas les critères d’efficacité, de productivité, de classe sociale, d’appartenance ethnique ou religieuse qui fondent la dignité de la personne, mais l’être humain crée à l’image et à la ressemblance de Dieu. (…) Les migrants peuvent devenir des partenaires dans la construction d’une identité plus riche pour les communautés qui les abritent, tout comme pour les personnes qui les accueillent, en stimulant le développement d’une société inclusive, créative et respectueuse de la dignité de tous. »

(RV)

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