Commentaire de l’Evangile du 4e dimanche dans l’année B, 1er février

(RV) L’Evangile de ce dimanche 1er février (4e temps du temps ordinaire) est tiré de l’Evangile selon Saint Marc (1,14-20).

Ecoutons le commentaire du Père Pascal Montavit :

 

L’Evangile de ce jour nous parle d’un exorcisme que Jésus fait dans une synagogue. Ce récit, peu banal, nous apprend beaucoup de choses sur les exigences et les épreuves de notre vie de chrétien.

Tout d’abord, il est dit que Jésus enseigne dans la synagogue de Capharnaüm. Il enseigne avec autorité et non pas comme les scribes. Les scribes sont simplement des répétiteurs de la Loi de Moïse. Mais Jésus, lui, enseigne avec autorité car il propose un enseignement nouveau. La Loi de Moïse est accomplie par le commandement suivant : Aimer Dieu et son prochain comme soi-même. Saint Paul dit : « Celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi » (Rm 13,8). Cette autorité de Jésus, elle nous est donnée par le baptême. A cause de notre histoire, à cause, reconnaissons-le, d’un excès d’autorité de la part même de l’Eglise durant certaines périodes, nous n’osons plus affirmer avec force et conviction notre foi. Face à un monde qui met l’homme et ses plaisirs au centre de tout, la voix des chrétiens doit s’élever pour témoigner de Jésus. L’homme qui s’érige soi-même comme mesure de toute chose est un homme malheureux car il ne pourra jamais parvenir à donner un sens à sa vie. Mais lorsque cet homme se tourne vers les réalités du ciel, il goûte alors pleinement le bonheur d’exister. La société n’a de cesse d’offrir des ersatz de bonheur qui empêchent l’homme d’entrer en lui-même pour rechercher la vraie joie. La splendeur de notre foi, n’ayons pas peur de la proclamer avec autorité, tout comme Jésus prêchait avec autorité.

Une chose étonnante de l’Evangile lu aujourd’hui est qu’un possédé se trouve dans une synagogue. Nous nous attendrions plus à le voir errer dans le désert ou dans un cimetière comme c’est le cas par ailleurs dans l’Evangile. Mais ce fait nous enseigne que le mal peut résider partout et que nous sommes appelés à demeurer vigilants. La protection de saint Michel Archange contre les forces de Satan ne doit pas être négligée. Nier le démon, c’est lui laisser le champ libre pour agir de manière sournoise. Mais il ne faut pas non plus en avoir peur. En Jésus, nous sommes vainqueurs. Jésus nous dit : « Gardez courage ! J’ai vaincu le monde » (Jn 16,33). Le monde, dans l’Evangile selon saint Jean, c’est le lieu où agissent les forces du mal. Nous sommes appelés à vivre dans ce monde en opposant à ces forces la puissance du Saint Esprit. C’est un challenge qui est lancé à tout chrétien. C’est pourquoi, il ne faut pas craindre de s’engager dans la vie sociale ou politique. Notons aussi que l’esprit mauvais secoua avec violence l’homme possédé, puis sortit de lui en poussant un grand cri. Le démon a donc le pouvoir de secouer l’homme que Jésus est en train de délivrer, mais il n’a pas le pouvoir de lui prendre la vie. Le démon essaie de faire croire qu’il est plus fort que ce qu’il n’est en réalité. Ne nous laissons pas impressionner. L’Esprit Saint est maître de toutes choses.

En ce jour, nous pouvons prier pour que tous les chrétiens exercent l’autorité qu’ils ont reçue au jour de leur baptême. Soyons forts de la force que le Seigneur nous donne afin de demeurer fidèles à la Grâce qui nous est donnée chaque jour dans la prière. Prions aussi pour l’Eglise, qu’elle ne se laisse jamais égarer par les pièges du démon.

 

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