Haïti : hausse des violences contre les religieux

Haiti(RV) Pour la Conférence haïtienne des Religieux, il s’agit d’un phénomène habilement orchestré :  une trentaine de vols et d’agressions violentes ont visé plusieurs institutions religieuses depuis octobre 2014. Des maisons de religieux ont été cambriolées, les religieux humiliés et frappés par des individus armés ; 25 résidences de Sœurs ont été attaquées, certaines plusieurs fois, de même que le Centre du Renouveau Charismatique de Tabarre.

Le scénario est pratiquement toujours le même : des hommes armés de pistolets, piques et bâtons, intimident, insultent, brutalisent, de nuit ou à l’aube, des religieux et des religieuses, y compris les plus âgées, qui se sont dépensées toute leur vie pour aider la population. Ils emportent ensuite tout ce qu’ils trouvent, y compris l’argent destiné à des œuvres caritatives. Certaines victimes ont dû être hospitalisées. Une religieuse montfortaine est dans le coma. Les congrégations étrangères n’ont pas été épargnées. L’inquiétude est vive au sein de la communauté catholique.

 

La Conférence des évêques a organisé 24 heures de prière continue ces vendredi et samedi. Il s’agit d’un geste de compassion, de communion profonde et de solidarité active avec les religieuses et les autres victimes d’actes de violence, a déclaré le cardinal Chibly Langlois. Il y a quelques jours, l’évêque des Gonaïves, Mgr Yves Marie Péan, a célébré une messe pour soutenir les consacrés par la prière. Dans ce diocèse, cinq communautés ont été attaquées entre le 27 décembre et le 5 mars. Mgr Péan s’est  par ailleurs inquiété de la résurgence de l’insécurité frappant civils et policiers et s’est interrogé sur l’origine et le but de cette escalade de la violence.

Par ailleurs, l’instabilité politique et sociale a provoqué une hausse du coût de la vie suscitant le mécontentement au sein de la population. Les fidèles ont été invités à prier également pour la phase délicate que traverse le pays au niveau politique et social. Des élections sans cesse reportées devraient avoir lieu en août et octobre. Depuis la dissolution du Parlement en janvier dernier, le président Michel Martelly gouverne le pays par décrets. (Avec Apic/Fides)

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>