Revue de presse quotidienne

Kenya : une attaque terroriste fait au moins 147 morts dans une université
Au moins 147 personnes, essentiellement des étudiants, ont été tuées jeudi dans l’attaque menée par les islamistes somaliens chebab contre l’Université de Garissa, dans l’est du Kenya, selon un nouveau bilan communiqué par le Centre national de gestion des catastrophes (NDOC). L’opération menée par les forces kényanes de sécurité pour reprendre le contrôle de l’Université, prise d’assaut à l’aube, est «terminée (et) les quatre terroristes ont été tués», a ajouté le NDOC, alors que les terroristes avaient un peu plus tôt annoncé qu’ils détenaient toujours des otages. Le ministère de l’Intérieur a pour sa part affirmé qu’au moins 79 personnes avaient été blessées. Il a également confirmé que «587 personnes ont été évacuées» de l’université, sans préciser si ces 500 étudiants figuraient parmi les otages que les chebab disaient encore détenir ou s’il s’agissait d’étudiants cachés durant l’attaque. Le Figaro

 

Kenya : que s’est-il passé à l’université de Garissa ?
L’attaque de l’université kényane de Garissa (Est) jeudi par les islamistes somaliens Shebab a fait au moins 147 morts. Le bilan le plus lourd depuis l’attentat au camion piégé perpétré contre l’ambassade américaine à Nairobi en 1998. Le bilan fait froid dans le dos. 147 morts et, au moins, 79 blessés. Des étudiants, essentiellement, tous issus de l’université de kényane de Garissa (Est), localité située à 150 km de la frontière somalienne, froidement tués par les islamistes somaliens shebab. Jeune Afrique

 

Les chebab, des islamistes somaliens liés à al-Qaida
Les chebab, littéralement «les jeunes» en arabe, sont à la tête de l’insurrection armée en Somalie, plongée dans le chaos depuis 1991. En 2010, ils ont proclamé leur allégeance à al-Qaida, organisation à laquelle ils ont été officiellement intégrés en 2012. Leurs effectifs sont estimés entre 5.000 et 9.000 hommes. Depuis la mort, en septembre 2014, d’Ahmed Abdi Godane, tué dans une frappe américaine, leur chef est Ahmed Umar Abou Oubaïda, resté loyal à la nébuleuse. D’autres figures clés du mouvement militent, selon des experts, pour un rapprochement avec l’État islamique (EI). Le Figaro

 

Les Chabab somaliens intensifient leurs attaques au Kenya
Les Chabab (Harakat Al-Chabab Al-Moudjahidine – « Mouvement des jeunes combattants »), le groupe somalien né en 2006 qui a revendiqué l’attaque lancée jeudi 2 avril au matin sur l’université de Garissa dans le nord du Kenya, a intensifié ses opérations sur le sol kényan grâce à l’existence de cellules ou groupes affiliés, et à l’impéritie des services de sécurité. L’attaque la plus meurtrière remonte à septembre 2013 avec l’assaut suivi d’une prise d’otages dans le centre commercial Westgate de Nairobi (67 morts). Les Chabab, qui ont fait allégeance à Al-Qaida, avaient justifié cette attaque comme une opération de représailles contre l’engagement militaire kényan en Somalie. Le Monde

 

Nigeria: 9 soldats tchadiens et 1 nigérien tués lors de combats avec Boko Haram
Neuf soldats tchadiens, un militaire nigérien et plus d’une centaine de membres de Boko Haram ont été tués mercredi dans des combats près de la ville de Malam Fatori, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué jeudi les armée tchadienne et nigérienne. Le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem, interrogé par l’AFP, a fait état jeudi matin de neuf soldats tchadiens tués après être tombés dans une « embuscade » à une dizaine de kilomètres de Malam Fatori, reprise à Boko Haram en début de semaine par les armées tchadienne et nigérienne. Le porte-parole de l’armée nigérienne Moustapha Ledru, dans une intervention jeudi soir à la télévision publique, a mentionné un dixième mort, « un soldat nigérien tué » dans les rangs de la coalition régionale. Slate

 

Nigeria: Buhari devra «gagner la paix» face à Boko Haram
Mohammadu Buhari, le nouveau président nigérian, va devoir «gagner la paix» en développant le nord du Nigeria et non avoir une approche strictement militariste de la lutte contre Boko Haram, actuellement en perte de vitesse, affirment des analystes. «La force militaire ne suffira pas pour annihiler le mouvement» qui, même s’il est «aux abois», «n’est pas cliniquement mort» et dispose d’une «résilience forte», remarque Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur à l’Institut royal de relations internationales de Chatham House. Plutôt que de «gagner une bataille», Mohammadu Buhari va devoir s’employer à «gagner la paix», affirme-t-il. «Le terreau sur lequel a fleuri Boko Haram est toujours présent: la région du nord est en déshérence», avec un accès très faible de la population à l’éducation ou à la santé, un chômage élevé et un sous-développement réel, relève Antoine Glaser. La Press.ca

 

Congo: l’opposition rejette l’idée du référendum constitutionnel
Dans un mémorandum adressé mi-mars au chef de l’Etat congolais, l’opposition a proposé un chronogramme comprenant notamment la convocation d’un dialogue au plus tard le 31 mars. Jeudi, au cours d’une conférence presse, des membres de l’opposition ont expliqué que rien n’a été fait de la part du pouvoir en place et qu’ils rejetaient l’idée d’un référendum évoquée par le président Denis Sassou-Nguesso. RFI

 

Burundi: la tension monte autour de la candidature Nkurunziza
A trois mois des élections présidentielles au Burundi, la tension ne cesse de monter autour d’une troisième candidature du président Pierre Nkurunziza, contesté aussi bien par l’opposition et la société civile, que dans son propore camp. Mais ce mouvement de fronde interne initié par de hauts cadres du parti CNDD-FDD au pouvoir commence à s’essouffler, notamment en raison des coups de butoir que lui assène le pouvoir. Et, malgré les dénégations du parti CNDD-FDD, les frondeurs dénoncent des « méthodes dignes d’un autre temps ». RFI

 

Libye: attaque de l’EI contre la milice Fajr Libya, sept morts
Sept combattants de Fajr Libya, coalition hétéroclite de milices antigouvernementales, ont été tués dans une attaque menée à un point de contrôle à Misrata et revendiquée par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris jeudi de sources locales. «Sept combattants ont été tués dans une attaque armée hier sur un point de contrôle» du sud de Misrata, ville située à quelque 200 km à l’est de Tripoli, a déclaré à l’AFP Ahmad Hadiya, un porte-parole de Fajr Libya. Selon un membre de conseil militaire de la ville, l’attaque a eu lieu près du secteur de Bir Dauphin. L’EI a revendiqué l’attaque jeudi. Liberation

 

Liberia: Ebola baisse, le trafic de drogue refait surface
Depuis que le Liberia a rouvert ses frontières en février, après plusieurs mois de fermeture en raison de l’épidémie d’Ebola, les trafiquants ont repris du service, constate un responsable de l’agence anti-drogue à Bo Waterside, à la frontière avec la Sierra Leone. Dans cette localité du nord-ouest du Liberia, où hommes et marchandises circulent beaucoup avec le commerce transfrontalier, « le trafic de drogue est un défi très sérieux », affirme Octavius Manning, chef de l’antenne locale de l’agence nationale anti-drogue (DEA) à une équipe de l’AFP qui s’est rendue sur place fin mars. Le Parisien

 

Crash Air Algérie : les sondes des moteurs ont givré
L’aviation civile du Mali, pays où a eu lieu le crash du vol Ouagadougou-Alger le 24 juillet dernier, est chargée de l’enquête technique prévue par les textes internationaux. Mais ce sont les moyens techniques et le savoir-faire du BEA français au Bourget qui sont mis en oeuvre pour lire les enregistreurs de vol et analyser l’accident. Cent dix passagers et six membres d’équipage y ont perdu la vie. Le MD 83 immatriculé en Espagne EC-LTV effectuait le vol régulier de nuit AH 5017 au départ de Ouagadougou (Burkina Faso) et à destination d’Alger. L’appareil était affrété avec équipage à la compagnie espagnole Swiftair. Le Point

 

Mali : le mea culpa de l’ONU
Jeudi, une enquête de l’ONU a reconnu que des casques bleus rwandais, ont ouvert le feu sur des manifestants lors d’une violente manifestation qui a fait trois morts. Il s’agirait de policiers du contingent rwandais de la MINUSMA. Selon Farhan Haq, le porte-parole de l’enquête, certains de ces policiers ont eu recourt « à la force de manière non-autorisée et excessive sur des manifestants » pendant la manifestation qui a eu lieu devant la base de l’ONU de Gao le 27 janvier. BBC

 

Vu d’Algérie. Désormais, « être arabe, c’est être sunnite et contre l’Iran
Le monde arabo-musulman du Moyen-Orient est entré en guerre avec lui-même. Déjà précarisée par le conflit israélo-palestinien, la déstabilisation de l’Irak et de la Syrie, la fragilité du Liban, le terrorisme latent en Egypte et la révolte sourde à Bahreïn, la région est entrée dans un état d’instabilité sécuritaire qui devrait se prolonger. A force d’être manipulées, les contradictions confessionnelles, jusqu’ici étouffées par la force, se sont réveillées. Composé de dictatures résiduelles, dans un univers converti à la démocratie et régnant sur des Etats aux frontières artificiellement délimitées par les anciennes puissances occupantes, le monde « arabe », dans sa partie orientale, endure de récurrentes contestations ethniques, territoriales ou confessionnelles. Courrier International

Du Centre d’études stratégiques de l’Afrique  

Revue de presse du CESA: 3 Avril 2015

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