Fin d’un long processus entre le Vatican et les religieuses américaines de la LCWR

AP2684196_Articolo(RV) -Le bras de fer est terminé entre le Vatican et les religieuses américaines : huit membres de la LCWR « Leadership Conference of Women Religious », l’Association qui regroupe la plupart des Supérieures majeures des Etats Unis sont venues à Rome pour la publication d’un rapport conjoint sur la mise en œuvre des directives qui leur avaient été données par le Vatican il y a trois ans. Ce jeudi matin, elles ont été reçues par le Pape François. Très engagées sur le plan social et auprès des pauvres, cette association avait fait l’objet entre 2008 et 2013 d’une enquête de la part de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui avait abouti à une évaluation doctrinale sévère.

La LCWR avait été mise sous tutelle et reçu un mandat de réforme. Pendant trois ans, les deux parties ont travaillé ensemble à la révision des Statuts de l’Association et de ses publications, ainsi qu’aux programmes des Assemblées générales et au choix des rapporteurs et des porte-paroles, à la lumière du magistère de l’Église. Après plusieurs mois de tensions, le rapport final, très attendu, a été souscrit par trois évêques des Etats Unis chargés par le Vatican de superviser l’application des directives du Saint-Siège, et par trois religieuses membres de la LCWR.

Un dialogue long et en profondeur

Ce document a été présenté au cardinal préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Gerhard Müller. Ce dernier s’est dit convaincu que l’Association des supérieures majeures américaines saura désormais favoriser, conformément à sa mission, une vision de la vie religieuse centrée sur la personne de Jésus Christ et enracinée dans la tradition de l’Église. Les religieuses ont salué, de leur côté, la fin d’un processus qui a comporté des échanges longs et exigeants sur des dossiers délicats ayant trait à la vie religieuse.

Selon sœur Sharon Holland, présidente de la LCWR, ces échanges se sont déroulés dans un esprit de prière et de respect mutuel et ont permis d’aboutir à une meilleure compréhension des expériences, rôles et responsabilités des uns et des autres. Nous avons appris, écrit-elle, que ce que nous partageons est beaucoup plus important que nos différences. Le document d’évaluation du Vatican faisait état de graves problèmes doctrinaux et de prises de position inacceptables exprimées lors des Assemblées annuelles de l’Association.

Le texte signalait des point de vue incompatibles avec la foi catholique sur plusieurs dossiers sensibles comme l’accessibilité des femmes au ministère ordonné, le respect de la vie, l’approche pastorale de l’homosexualité ainsi que des affirmations radicalement féministes. Le dialogue en profondeur qui s’est déroulé entre les évêques et les religieuses, conclut le rapport conjoint, est en soi une bénédiction qui doit être appréciée et ultérieurement encouragée.

 

 

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