PAIN HEBDOMADAIRE DU CATHOLIQUE :TROISIEME DIMANCHE DE PAQUES ANNEE B- Dimanche 19 avril 2015

I Traits définitoires du laïcat
Les laïcs constituent l’ensemble des chrétiens qui ne sont pas membres de l’ordre sacré et de l’ordre religieux (Lumen Gentium n° 31) et qui, de par leur baptême, sont incorporés au Christ et intégrés au peuple de Dieu, d’où leur participation, à leur manière, à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ.
II Textes du jour
Première lecture : Actes 3,13-15.17-19
Deuxième lecture : 1 Jean 2,1-5a
Psaume : 4,2.7.9
Acclamation de l’évangile :
Evangile : Luc 24,35-48
III Commentaire
Les textes liturgiques de ce jour nous offrent l’opportunité d’une question centrale : A quoi bon scruter les Écritures si c’est sans y découvrir le dessein de salut de Dieu qui se réalise pleinement en Jésus Christ?
Les juifs dont Pierre demeure solidaire et qu’il appelle maintenant « frères » n’ont pas discerné qui était Jésus. Ils n’ont pas reconnu que le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères (Ex 3,6.15) agissait en lui, vivait en lui. Ils n’ont pas compris non plus la part décisive qu’ils prenaient dans la réalisation de ce qu’avaient annoncé les prophètes. On peut penser notamment au serviteur transpercé à cause de nos crimes et qui sera élevé, verra la lumière, sera comblé (Is 52,13 – 53,12) : ma gloire, je ne la donnerai pas à un autre (Is 42,8). Non, ils n’ont pas vu en Jésus la figure accomplie de ce « serviteur » que Dieu vient de glorifier. Pourtant, invoquant leur ignorance, il va les dédouaner et les exhorter à la conversion pour qu’ils obtiennent le pardon. « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,33). Paul dira aussi l’ignorance des païens – ils n’ont pas reconnu Dieu à travers sa création – avant de conclure « Dieu fait maintenant savoir aux hommes d’avoir tous et partout à se convertir » (Ac 17,30). C’est le péché de la multitude qui conduit Jésus à la mort, ce sont nos péchés à tous qu’il prend sur lui pour nous en libérer. Il n’est jamais trop tard pour revenir, ou venir au Seigneur.Tout au long de ce temps de Pâques, nous célébrons le Christ ressuscité, vainqueur de la mort et du péché. La haine et la violence des hommes n’ont pas eu de prise sur lui. C’est l’amour qui a triomphé. Aujourd’hui, nous entendons des témoignages qui nous parlent de lui. Pour les apôtres, Jésus était mort. Il n’y avait plus d’espérance possible. Mais voilà qu’au premier jour de la semaine, il les rejoint. Pour eux, c’est le commencement d’une grande aventure.
Dans le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture), Saint Luc nous donne leur témoignage. Aujourd’hui, c’est Pierre qui vient de guérir un infirme de naissance. Il s’adresse à la foule stupéfaite de ce qui vient de se passer. Il explique à tous que ce n’est pas par ses propres forces qu’il a pu opérer cette guérison. C’est Jésus mort et ressuscité qui en est le principal acteur. Pour comprendre ce miracle, il faut passer par l’annonce de la résurrection et la foi en Jésus Christ. Ce témoignage a été transmis de génération en génération. Il nous appartient de transmettre ce flambeau, pas seulement aux croyants mais aussi à tous ceux et celles qui croient organiser leur vie sans Dieu. Jésus veut que la bonne nouvelle soit annoncée à tous.
La lettre de saint Jean (2ème lecture) va dans le même sens. La résurrection et l’exaltation de Jésus sont une richesse extraordinaire pour les croyants. Saint Jean nous exhorte à ne pas pécher. Ce péché qu’il dénonce, c’est la vie en dehors de l’amour de Dieu. Mais avec Jésus, il n’y a pas de situation désespérée. Il est notre « avocat », notre « défenseur ». En lui, le monde est réconcilié. Il devient proche de Dieu. Voilà une bonne nouvelle de la plus haute importance. Il nous faut tout faire pour qu’elle soit proclamée partout dans le monde. Le Christ ressuscité n’a jamais cessé de vouloir ramener tous les hommes à Dieu.
L’Évangile nous rapporte comment les disciples d’Emmaüs ont reconnu le Christ ressuscité à la fraction du pain. Ils repartent aussitôt à Jérusalem (à deux heures de marche) pour annoncer la bonne nouvelle aux disciples. Quand on a reconnu et accueilli le Christ vivant, on ne peut pas le garder pour soi-même ; on a envie de le crier au monde. Nous sommes tous envoyés pour témoigner de la foi qui nous anime et de diverses façons selon le don reçu par chacun.
Ambassadeur Théodore C. LOKO

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