PAIN HEBDOMADAIRE DU CATHOLIQUE -QUATRIEME DIMANCHE DE PAQUES ANNEE B- Dimanche 26 avril 2015

I Traits définitoires du laïcat

Les laïcs constituent l’ensemble des chrétiens qui ne sont pas membres de l’ordre sacré et de l’ordre religieux (Lumen Gentium n° 31) et qui, de par leur baptême, sont incorporés au Christ et intégrés au peuple de Dieu, d’où leur participation, à leur manière, à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ.

II Textes du jour

Première lecture : Actes 4,8-12

Deuxième l  Jean 3, 1-2

Psaume : 117,1.4.8-9.22-23.28-29

Acclamation de l’évangile :

Evangile : Jean 10, 11-18

III Commentaire

Dimanche dernier, Jésus ouvrait l’intelligence des disciples à la compréhension des Écritures. Nous en voyons aujourd’hui les fruits puisque Pierre interprète le Ps 117 à la lumière de l’expérience chrétienne : la pierre devenue pierre d’angle, c’est Jésus et les bâtisseurs qui l’ont méprisée, ce sont ceux-là mêmes qui l’interrogent, les membres du grand conseil du judaïsme. « L’amour vrai ne se démontre pas. Il se montre ». C’est ce message que nous trouvons tout au long des lectures bibliques de ce dimanche.

Tout au long de ce temps de Pâques, nous célébrons le Christ ressuscité, vainqueur de la mort et du péché. La haine et la violence des hommes n’ont pas eu de prise sur lui. C’est l’amour qui a triomphé. Aujourd’hui, nous entendons des témoignages qui nous parlent de lui. Pour les apôtres, Jésus était mort. Il n’y avait plus d’espérance possible. Mais voilà qu’au premier jour de la semaine, il les rejoint. Pour eux, c’est le commencement d’une grande aventure.

Dans le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture), Saint Luc nous donne leur témoignage. Aujourd’hui, c’est Pierre qui vient de guérir un infirme de naissance. Il s’adresse à la foule stupéfaite de ce qui vient de se passer. Il explique à tous que ce n’est pas par ses propres forces qu’il a pu opérer cette guérison. C’est Jésus mort et ressuscité qui en est le principal acteur. Pour comprendre ce miracle, il faut passer par l’annonce de la résurrection et la foi en Jésus Christ. Ce témoignage a été transmis de génération en génération. Il nous appartient de transmettre ce flambeau, pas seulement aux croyants mais aussi à tous ceux et celles qui croient organiser leur vie sans Dieu. Jésus veut que la bonne nouvelle soit annoncée à tous.

La lettre de saint Jean (2ème lecture) va dans le même sens. La résurrection et l’exaltation de Jésus sont une richesse extraordinaire pour les croyants. Saint Jean nous exhorte à ne pas pécher. Ce péché qu’il dénonce, c’est quand nous vivons en dehors de l’amour de Dieu. Mais avec Jésus, il n’y a pas de situation désespérée. Il est notre « avocat », notre « défenseur ». En lui, le monde est réconcilié. Il devient proche de Dieu. Voilà une bonne nouvelle de la plus haute importance. Il nous faut tout faire pour qu’elle soit proclamée partout dans le monde. Le Christ ressuscité n’a jamais cessé de vouloir ramener tous les hommes à Dieu.

L’Évangile nous rapporte comment les disciples d’Emmaüs ont reconnu le Christ ressuscité à la fraction du pain. Les représentations de Jésus bon berger sont parmi les plus anciennes de l’iconographie chrétienne. On le voit portant une brebis sur ses épaules, signe de la protection et des soins qu’il apporte à chacune. On le trouve aussi guidant le troupeau qu’il rassemble à ses côtés. Nos aînés ont bien compris tous les enjeux de cette figure. Car, en s’identifiant à la véritable figure pastorale, c’est sa divinité que Jésus dévoile. En effet, Jésus s’approprie ainsi une identité que le peuple d’Israël associait depuis longtemps à Dieu (Ézéchiel 34 ; Ps 23 ; 80) et à un pasteur qu’il devait  mettre à leur tête (Éz 34,23). Jésus insiste sur quelques traits caractéristiques du vrai berger. D’abord la relation de mutuelle connaissance entre pasteur et brebis, à l’identique de celle qui unit le Père au Fils. Établies dans cette intimité, les brebis ne suivront personnes d’autres. Puis le soin à conduire également les brebis qui ne sont pas de l’enclos. Il ne s’agit pas de les y faire entrer mais de les guider vers le Père où il n’y aura qu’un seul troupeau. Mais, ce qui est propre à Jésus, c’est le don qu’il fait librement de sa vie, pour arracher le troupeau au danger. De quoi inspirer tous ceux et celles qui reçoivent une part de la mission pastorale du Christ.

              Ambassadeur Théodore C. LOKO

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