PAIN HEBDOMADAIRE DU CATHOLIQUE -CINQUIEME DIMANCHE DE PAQUES ANNEE B- Dimanche 03 mai 2015

I Traits définitoires du laïcat

Les laïcs constituent l’ensemble des chrétiens qui ne sont pas membres de l’ordre sacré et de l’ordre religieux (Lumen Gentium n° 31) et qui, de par leur baptême, sont incorporés au Christ et intégrés au peuple de Dieu, d’où leur participation, à leur manière, à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ.

 

II Textes du jour

Première lecture : Actes 9, 26-31

Psaume : 21,26-29.31-32

Deuxième lecture : 1 Jean 3, 18-24

Acclamation de l’évangile :

Evangile : Jean 15, 1-8

 

III Commentaire

En ce cinquième dimanche de Pâques, la liturgie nous parle de l’Église,  de sa naissance et des conditions de son progrès.

Saul, le persécuteur, est devenu Paul, le grand témoin de la foi (1ère lecture). Il lui faudra beaucoup de temps pour se faire accepter car sa présence rappelait trop de mauvais souvenirs. Ne se sentant pas à l’aise dans les milieux conservateurs de Jérusalem, il a choisi de partir vers les grands larges.

Grâce à son témoignage et surtout grâce à l’action de l’Esprit Saint, la bonne nouvelle a pu être annoncée au monde païen. Rien n’arrête les progrès de l’Eglise. Voilà un message d’espérance pour nous chrétiens d’aujourd’hui. L’Esprit Saint ne cesse d’agir pour que notre témoignage donne du fruit.

Le problème est notre péché et celui du monde qui nous éloigne de Dieu. Trop souvent, nous croyons qu’au point où nous en sommes, rien n’est possible. Mais, saint Jean nous dit (2ème lecture) : « si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur ». Si nous fixons notre regard sur Dieu, nous avons la certitude d’être aimés, même si nous sommes de grands pécheurs. Forts de cette certitude joyeuse, nous pourrons à notre tour regarder les autres avec amour. Nous ne nous contenterons pas de paroles creuses mais nous aimerons les autres en esprit et en vérité ; ou plutôt, c’est le Christ qui les aimera en nous et par nous.

L’Évangile de saint Jean insiste sur la nécessité d’être reliés au Christ comme le sarment est relié à la vigne. Jésus se présente à nous comme « la vraie vigne ». Il insiste sur le lien vital qui doit exister entre lui et son disciple. Nous savons qu’un sarment ne peut vivre s’il est coupé du cep de vigne. De même, un disciple qui ne demeure pas en Jésus ne peut rien faire.

Alors se pose l’inévitable question : Demeurer en Jésus, oui mais comment ? Comment pouvons-nous être sûrs de le rencontrer ? Il nous faut trois chemins pour cela : Celui de la Parole de Dieu, celui de la prière et des sacrements et celui de la vie quotidienne.

<<Moi, je suis le vrai pasteur… moi, je suis la vraie vigne>>. Comme celle du berger, l’image de la vigne est bien familière, tant pour Israël que dans notre culture. Mais avec Jésus, advient quelque chose de décisif et définitif. La vérité des choses et des êtres est pleinement révélée.

C’est du Christ sur qui l’Esprit demeure (Jn 1,32) et qui demeure dans l’amour du Père en obéissant à ses commandements (Jn 15,10) que provient tout fruit. Pas de grappes si les sarments ne sont solidement greffés au cep ! Pas de vin savoureux sans la multiplicité des grappes broyées ensemble ! Demeurer, que le texte grec répète 7 fois en ces quelques versets, est typique de la pensée johannique. Souvenons-nous des premières paroles adressées à Jésus : « Où demeures-tu ? Il leur dit : « Venez et voyez. » Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui » (Jn 1,39). Le verbe suggère l’enracinement profond, la stabilité, dans l’espace, le temps, la condition de l’être.

 

              Ambassadeur Théodore C. LOKO

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