commentaire des textes du 22e dimanche ordinaire B

201114-144056-569Les textes liturgiques de ce jour nous  montrent que nous ne pouvons rencontrer Dieu que dans la pureté renouvelée de notre cœur.
En écoutant la Parole de Dieu chaque dimanche, nous découvrons ce que Dieu dit aux hommes pour conduire leur vie. Cette parole est lumière pour leur route.
La première lecture nous rappelle ce qui s’est passé pour le peuple d’Israël : sous la conduite de Moïse, Dieu les a sortis de l’esclavage d’Égypte. En donnant sa loi à son peuple, Dieu lui offrait « un passeport pour la liberté ». En effet, seuls les peuples libres ont une loi. Les autres sont soumis à l’arbitraire et à la violence. Cela nous le voyons tous les jours. Le livre du Deutéronome, que nous avons écouté, a été écrit bien longtemps après l’Exode. Sur la montagne du Sinaï, Dieu a fait alliance avec son peuple. Il s’est engagé envers lui et il a tenu sa promesse. Mais le peuple n’a pas toujours été fidèle à l’alliance. Il a fini par se détourner de son Dieu. Il n’a pas compris à quel point Dieu les aime. L’auteur du livre du Deutéronome vient rappeler que la loi donnée au Sinaï est une loi à pratiquer et à vivre. Elle est la fierté d’Israël face aux nations païennes. Cette loi se résume en deux grands volets : l’amour de Dieu et l’amour de nos frères.
Dans la première lecture, les premières paroles sont lourdes de sens. « Maintenant » marque le moment de la décision et de l’action. L’invitation « Écoute » s’adresse au cœur de chacun, lieu de la foi. « Mettre en pratique »  c’est inscrire dans les actes quotidiens la Loi du Seigneur. Celle-ci n’est pas un carcan mais le chemin donné au peuple par Dieu pour qu’il parvienne au pays qu’il donne et, par là, au bonheur : « Ainsi vous vivrez ». « Ne rien ajouter ni enlever », c’est s’en tenir aux indications de Dieu sans y mêler les volontés des hommes. Jésus se souviendra de cet esprit de la Loi, quand il s’adressera aux pharisiens et aux scribes (Évangile du jour).
Israël, un petit peuple, pourra ainsi être regardé comme « une grande nation » par ses voisins. Ce qui la distingue de toutes les autres, c’est la proximité de son Dieu, qu’elle peut invoquer en tout temps, et le caractère sage et juste de la Loi reçue de Lui.
Voilà qui éclaire la richesse de notre identité de chrétiens, héritiers de l’Ancien Testament par le Christ qui l’a accompli. 
Jésus a déjà eu des controverses avec des pharisiens et des scribes au sujet de son pouvoir de pardonner les péchés, du sens du sabbat ou du jeûne, de sa présence auprès des pécheurs. Ici la polémique s’élève sur le pur et l’impur. C’est l’un des passages de l’Évangile de Marc où Jésus exprime le mieux ce qu’est le cœur et la pureté.
A la loi originelle donnée par Dieu, se sont rajoutées des pratiques rituelles qui sont le fait des hommes. C’est de cette « tradition des anciens » que relève l’enseignement des pharisiens et des scribes sur le lavement des mains ou la purification des objets servant à la préparation des aliments. A l’interpellation sur la pratique contestée de quelques disciples, Jésus répond en citant Isaïe : « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi. » (Is 29, 13). Et il oppose les lèvres et le cœur, les rites extérieurs et le culte intérieur. La pureté doit se vivre dans le cœur, en vérité et en référence à la volonté de Dieu et non pas dans la pratique de la « tradition des hommes ».
Jésus s’adresse ensuite à la foule, dans un langage un peu énigmatique. Comme il l’avait fait pour les paraboles, il réserve l’explication à ses disciples. Ce qu’il révèle, c’est une nouvelle vision de la pureté : elle ne vient pas des aliments, de l’extérieur mais de l’intérieur, du cœur. Dans la mentalité juive, le cœur est le siège de la sensibilité et de la mémoire mais aussi de l’intelligence et de la décision. C’est dans son cœur que l’homme croit ou refuse de croire, décide de faire le bien ou le mal. Cette pureté est morale et spirituelle. 
Dans sa lettre, saint Jacques s’adresse à des nouveaux baptisés. Il les invite précisément à vivre autrement. Au jour de leur baptême, ils ont accueilli la vie nouvelle. C’est comme une lumière au milieu des ténèbres de l’humanité.
                                Théodore C. LOKO

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